Congrès du Management de Projet de la SMP: 3 questions à Marco Bedoya

La SMP a invité Projets21 à animer un atelier lors de son Congrès du Management de Projet. Dans le cadre universitaire de HEC Lausanne, Jérôme Kolly et Marco Bedoya ont ainsi pu partager leur vision de la durabilité en entreprise avec des pros de la gestion de projet. Marco fait le bilan de cet événement.

Marco Bedoya, associé, Projets21

Marco Bedoya, associé de Projets21

Marco, pourquoi cette invitation de la Société suisse de management de projet (SMP) et pourquoi l’avoir acceptée?

Notre mission est d’aider les entreprises à intégrer la durabilité dans leurs stratégies et opérations. Notre pratique nous permet de nous rendre compte qu’en fait, on peut faire cela très naturellement dans la gestion de projet. La durabilité s’applique à toutes sortes de projets, du développement d’une application mobile à la construction d’un tunnel. Il était donc pertinent d’associer notre expérience à celle de la SMP.

Lors de notre atelier, nous avons souligné l’importance de la gestion de projet en tant que levier essentiel pour atteindre des impacts environnementaux et sociétaux positifs, notamment à travers l’optimisation des risques, la définition des objectifs, l’allocation des ressources ou la surveillance de la performance. Les chefs de projet doivent être conscients des enjeux et opportunités liés à la durabilité et les intégrer au plus tôt dans les processus de gestion.

Jérôme Kolly anime l'atelier Standardiser le développement durable en entreprise, est-ce possible? au Congrès du Management de Projet de la SMP

Votre atelier était intitulé Standardiser le développement durable en entreprise, est-ce possible? Sur quels thèmes était-il axé?

Nous avons d’abord abordé la question des standards, de leurs avantages et inconvénients. Nous avons évidemment besoin de normes pour avoir des critères objectifs d’évaluation et permettre aux entreprises de quantifier et comparer l’impact de leurs mesures. Mais comme chaque entreprise, chaque situation, chaque projet est unique, comment y adapter des standards qui se veulent, par essence, universels? Nous avons discutés des éléments de réponse afin de choisir les standards les plus pertinents selon des situations particulières.

Nous avons ensuite éclairé notre travail auprès des entreprises: comment nous leur permettons d’identifier et prioriser les enjeux relatifs à leurs activités, comment nous les aidons à déceler les attentes des parties prenantes et à fixer des objectifs mesurables, et finalement comment nous trouvons avec elles les solutions pour atteindre ces objectifs en utilisant au besoin normes, labels et autres référentiels.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience?

C’était passionnant d’échanger avec des pros de la gestion de projet, de discuter de leurs opportunités et de leurs limitations dans le domaine du développement durable. On s’aperçoit qu’intégrer la durabilité dans la gestion de projet, ça n’a rien de magique ou de particulièrement complexe: ça repose en premier lieu sur la volonté de l’entreprise, et ensuite sur des méthodes et des processus connus ; les standards sont là pour épauler et valider la démarche. It’s not rocket science, comme disent les anglophones, et les potentiels de gains en termes de durabilité sont énormes!

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